Mon Marathon de la Loire 2018, je suis enfin Marathonien…

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Après mon échec sur la distance au  Marathon des Ecluses, ma pratique a pas mal souffert. J’avais perdu l’envie. Elle est revenue petit à petit, mais sous une autre forme, fini de souffrir, place au plaisir.
J’ai augmenté la distance en Tri et mon corps l’a encaissé, donc l’idée de refaire un Marathon a commencé à trotter dans ma tête. J’ai pris le temps de bien analyser les échecs de la 1ère préparation. Avec mon pote Vincent nous nous sommes fixés un objectif un peu plus réalisable que celui de 2016 (chrono de 5’19’’/km pour finir en 3h45).
La prépa a également été plus longue pour ce Marathon de la Loire, nous avons enchainé les sorties longues, bien plus longues afin d’habituer le corps à « souffrir ». Car oui faut pas se mentir, courir 3h d’affilée un dimanche matin par 0°c faut aimer souffrir. Mais au final ça reste de bon moment.

Moins pour la famille qui pâtit de notre absence, qui prie pour que la prépa se termine rapidement et sans blessure pour ne pas que cela se reporte sur un autre marathon. Et oui je suis interdit de reprendre le départ d’un marathon en 2020 .
Pour ceux qui aime les chiffres, cette préparation aura été : 710km parcourus, 60 sorties, en 67h30. Et je suis parti avec ma paire de Mizuno Wave Rider 21. Voilà pour ce qui est de l’avant marathon.

Concernant le Marathon de la Loire

Marathon de la LoireNous sommes arrivés le samedi. On a retiré les dossards vers 15 heures, il y a du monde sur la place de la République à Saumur, ou se trouve le village marathon, et également le lieu de départ et d’arrivée.
Avec le dossard on récupère une bouteille de Crémant de la Cave Ackerman, ainsi qu’une belle petite veste au couleur du marathon. Pour une fois, on évite le T-shirt qui vient s’empiler dans l’armoire avec tous les autres.

Ensuite, On fait quelques photos avec Vincent et Damien qui nous a rejoint, un petit verre en terrasse (Perrier Citron demain on court) puis direction le gite.

Le lendemain matin, nous voilà tous les trois de retour à Saumur. On arrive assez tôt, vers 7h30 ce qui nous permet de trouver rapidement une place à moins d’1 km du départ, cool on aura moins à marcher au retour.

On rejoint le village marathon, il y a foule de coureurs, mais ce n’est pas oppressant. A 8h on peut entrer dans le sas, Damien regagne le sas des 3H, avec Vincent on est derrière dans le sas des 4H. On essaie de se placer devant car l’objectif est de tenir le plus longtemps possible les 5’40’’/km ce qui équivaudrait à le boucler en 3h59…

8h45, le départ est donné, la pluie commence à tomber. Dès le départ les meneurs d’allure 4h prennent le large. Je ne comprends pas trop car même nous, nous sommes un poil plus rapide que l’allure prévu…

Nous essayons au maximum de freiner, malgré le nombre de coureurs qui nous dépasse. C’est frustrant car au départ on se sent capable de les suivre, mais on sait très bien qu’on finirait tôt ou tard par le payer. Les premiers kilomètres sont plutôt faciles.

Vers le 5ème Km on sort de la ville et on récupère la Loire au 9ème. Au 11ème le parcours devient moins sympa, non pas que le cadre soit moche mais plutôt parce que le parcours est en faux plat montant. Certes pas beaucoup de D+, mais au final ça use. La pluie cesse progressivement, cela permet d’avoir des supporters un peu partout le long du parcours ainsi que des animations.

Juste avant le semi, nos épouses sont présentes pour nous encourager, et aussi jouer les ravitailleuses. Jai ainsi pu faire un échange de flask de 500ml. On passe le pont qui marque le semi et le retour vers Saumur.

Marathon de la LoireSur le retour, nous sommes un peu plus exposés au vent, la pluie a certes cessé, mais le vent est toujours bien frais. On arrive au 25ème Km, c’est le point des relayeurs engagés sur le Marathon. Un peu de monde ça remotive un peu, de même que d’être encouragé par son prénom. Leur zone de transition est très bien organisée et ne perturbe pas  la course des coureurs engagés sur le marathon en solo.

Arrivé vers le 26-27ème, alors que le parcours continue encore et toujours de monter progressivement, je commence à regretter de n’avoir pris qu’un simple T.shirt. Le ventre commence à montrer des signes de faiblesse et lorsque j’essaie de manger ma pate de fruit, elle ne passe pas…

Vincent met de plus en plus ses écouteurs, cela veut dire que lui aussi rentre dans le dur… Bref l’un comme l’autre on n’est pas au mieux… Mais pour le moment on fait bonne figure.

Le 30ème arrive, on décide de lever un peu le pied et de prendre notre allure de sortie longue soit 5’55’’-6’/km, normalement on est bien à cette allure. On espère se refaire une santé…

On maintient cette allure jusqu’au 32,5eme et là il me lance, « je marche ». Je lui répond « allez on tient encore », dans ma tête je n’ai pas envie de marcher, je sais qu’au marathon des écluses cela ne m’avait pas été profitable, et je veux le boucler celui-là. Je ne veux pas abandonner, pas maintenant à moins de 10 bornes de la fin, après avoir fait toute cette prépa.

Le bide me fait de plus en plus mal, je n’ai pas le choix, on marche donc. Les cuisses piquent, mais ç’est supportable, du moins elles me font moins mal que le bide. Je profite de la marche pour appeler ma femme, elle me félicite et me motive à repartir. Les spectateurs, peu nombreux, nous encouragent, cela me motive pour me remettre à courir. Je regarde Vincent : « allez on y retourne, on ne lâche rien mec ».

C’est parti pour une alternance de course/marche d’une durée variable. Au 35ème J’attrape une bouteille d’eau, j’arrive à boire. Au 36ème ma femme m’annonce que Damien a fini et qu’il est reparti à notre rencontre. Je m’accroche à ça pour avancer, en me disant plus tu cours plus vite t’es avec lui, sachant très bien qu’il va me rebooster.
Avant d’arriver sur le pont des cadets, un peu avant le 37ème la route grimpe bien. Les cuisses brûlent beaucoup, une fois sur le pont avant de faire une boucle sur l’île on aperçoit l’arrivée, c’est juste horrible. Mais il n’est pas question de tirer tout droit, je vais la faire cette boucle, et je vais le finir ce marathon, surtout que le ventre commence enfin à me laisser tranquille.

Alors que je finis la boucle sur l’île d’Offard, au 39ème Damien me récupère. Il arbore sa médaille, moi aussi je la veux cette médaille. On arrive sur le pont, il harangue la foule, qui nous encourage à notre passage, ça vous reboost à 500%, pire je me sens presque voler. Je passe devant ma femme, je n’ai qu’une envie c’est de la retrouver après avoir franchi cette ligne. L’arrivée devient une obsession, j’en oublie mes douleurs qui se rappellent à moi et qui me forcent encore à alterner avec la marche, mais cela est moins régulier. Allez encore une dernière boucle dans Saumur puis on récupère le quai.

Cette dernière boucle est interminable. Au 41ème Damien m’abandonne pour aller récupérer Vincent, plus qu’ 1,2km, c’est pinust’s. J’arrive sur le quai, je n’en peux plus. Je marche une dernière fois et je relance, pas question de passer la ligne en marchant quand même ?? je donne un dernier effort, lève les bras au ciel, putain je l’ai fait, je suis marathonien.
J’ai enfin franchi cette putain de ligne d’arrivée. Et même si j’ai eu mal aux jambes, et que cela a été long, j’ai envie d’en refaire… Pas tout de suite, mais je veux faire mieux…

Concernant l’organisation…

Rien a redire, elle est top, pas de souci pour récupérer le dossard, l’organisation nous a gâtés avec cette veste et cette bouteille de crémant. Quand on pense que le prix du dossard est de 45€, on se dit qu’on est gâté comparé à la capitale….
Malgré la pluie les bénévoles  avait le sourire, et les ravitos étaient fournis même pour les derniers.
Le parcours est joli, le cadre très agréable, avec du soleil cela aurait été encore plus chouette mais bon on reviendra pour mieux apprécier 😉 Pour apprécier ce marathon de la Loire en photo c’est par ici

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