Un échec … et après ?

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Avoir un/des objectif(s) c’est nécessaire, c’est stimulant, qu’il(s) soi(en)t en terme de temps, de sensations … Mais que se passe t-il si on ne l’atteint pas, que se passe t-il en cas d’échec ? Quelques mots sur ce sujet dont on parle peu.

 

Vouloir être Finisher, vouloir atteindre un temps précis, vouloir faire un RP, tant d’objectifs possibles préparés en amont par une préparation spécifique, souvent avec des concessions. Cela a beau être un événement du domaine sportif, un échec reste un échec et peut marquer. Après une contre performance, on passe par différentes émotions, semblables pour toutes ou partie aux étapes d’un deuil. Choc, tristesse, résignation … qui doivent mener à l’acceptation de l’événement.

Au moment où cela se passe, il est important d’éviter de rester focalisée sur l’échec en lui-même. Nous ne sommes pas que des athlètes, nous sommes aussi des femmes, des hommes, des mamans, des papas, des collaborateurs, des sœurs, des frères… J’entends par là qu’il semble important d’ouvrir son attention aux autres sphères de notre vie, d’aller chercher ailleurs d’autres sources de satisfactions, et remettre ainsi la pratique sportive à sa juste place.

Pour mieux apprécier nos succès, considérons nos échecs comme des étapes nécessaires dont on peut apprendre quelque chose. Donnons du sens à nos échecs, regardons les, analysons les : ce qui a posé soucis, ce qui a tout de même fonctionné, ce sur quoi on peut travailler pour faire mieux … Prenons le temps nécessaire pour le faire également. Le faire juste après, c’est le risque de ne voir que le négatif et d’être trop dans le réactionnel, l’émotionnel …

Une fois l’échec accepté et analysé, donnons nous des perspectives ! Un nouvel objectif, un changement … Nous avons les capacités en nous pour rebondir, sachons avoir un regard bienveillant sur nos échecs et les considérer comme des étapes utiles à nos succès.

Je souhaite finir cet article en vous partageant mon expérience personnelle récente. Le 3 Avril dernier, j’ai abandonné au 30ème kil du marathon de Paris. Marathon que j’avais préparé depuis plusieurs semaines. Evidemment l’échec est dur à avaler tant mon énergie était tournée vers cet événement. De retour chez moi, ça cogite. Pourquoi ? Que s’est il passé ? [Choc, colère]

Le MdP est un événement et je le subis. Lire les satisfactions de chacun/chacune est douloureux, je suis en décalage complet, je me coupe un moment des réseaux sociaux. [Tristesse, déni]

Les heures passent. Je me l’avoue, je n’étais pas en état (fatiguée d’un état grippal et du boulot, alimentation insuffisante dans la semaine précédente) pour l’objectif que je m’étais fixé, sentir que je ne pourrai pas l’atteindre m’a abattue, et j’ai préféré arrêter. [Analyse, tentative d’acceptation]

Le weekend d’après, je devais récupérer le dossard de Jérémy blessé et participer à un trail en mode récup. Je lui annonce que je n’y vais pas sans en dire plus. J’ai mon idée en tête. Je vais participer au marathon de Nantes qui a lieu 15 jours après, considérant mon run à Paris comme une SL (le côté positif de mon abandon ^^). Je reprends l’entraînement, je me plonge consciencieusement dans mon travail, je m’imprègne des nombreuses touches d’attention reçues, je travaille personnellement sur ce qui s’est passé à Paris avec des techniques d’atténuation des émotions pour « effacer » le trauma émotionnel lié à Paris. [Perspective]

Et à Nantes, j’ai rebondi !

Un commentaire

  1. Clyde (2 commentaires) le

    Hello,
    C’est un très bel article que voilà. Je tâcherais de suivre tes conseils. Merci pour ce partage.
    Ciao

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