Mon Ut4M Challenge: 4 Marathons en 4 jours avec 11000D+ !

2

Voilà l’Ut4M est maintenant fini, retour en Normandie, la ou les montagnes sont plates, la ou pour 1000m de dénivelé il faut recommencer 25 fois la même cote

Je ne pensais pas au lendemain de l’Ecotrail de Paris quand j’ai jeté mon dévolu sur cette course que je réussirais cette course, avec ses 70% d’abandons sur la version d’une traite je me disais que c’était le défi de l’année, celui qui servirait à remplacer le Grand Raid de la Réunion.

Ut4M 160 Challenge

Profil de l’Ut4M 160Xtrem, d’une traite, cette épreuve de fou

L’Ut4M, 169km, 11000D+, 4 étapes, 4 jours, 4 massifs, des images, sur la vidéo de présentation, plus que mythiques, un bien beau programme bien alléchant qui m’a attiré dès que je l’ai vu. Alors je me suis inscrit, puis entrainé, avec l’Ultra Lozère tout d’abord 110km pour 5500D+ en deux jours, qui fut une plutôt belle réussite. Puis ce fut la débandade, des blessures à répétition, l’échec du Mont-Blanc, l’envie et la motivation qui disparaissent, l’e potentiel de chance même que je boucle cet Ut4M me paraissait vraiment faibles, et pourtant.

Je passe les deux mois précédant la course à dédramatiser en blaguant assez vachement sur l’Ut4M et l’organisation, qui m’a du coup repéré et engagé en tant que bénévole de la Com (Coucou Valérie ). Le programme risque d’être chargé bénévole et coureur je ne m’aide pas vraiment à boucler la course.

Ut4M 160 ChallengeUne semaine avant, je fais donc mon sac, évidemment vu la liste de matos obligatoire et vu que je pars plus tôt que prévu pour profiter de la pollution de Grenoble, je pars le coffre chargé, et encore j’en oublie (heureusement il y a juste 27 décathlon à Grenoble). J’arrive donc le vendredi précédant la course, j’en profite donc pour reconnaitre la descente de la Bastille, la fin du parcours, le passage à la croix de Chamrousse (cf photo), profiter des paysages magnifiques de la Chartreuse et aussi me péter le bide avec une fondue savoyarde et une Tartiflette. Ca donne envie, la course va etre belle est géniale je suis impatient bordel !

Puis, viens le mardi, veille de la course, j’entame mon taf de bénévole avec un petit dei forcé qui a du mal à passer, puis j’aide a installer le stand ambassadeur, et déplacer quelques cartons pour aider la Logistique. Ce qui est beau avec cette course, c’est que les gens qui l’ont fini, ou juste parcouru ont tous un avis différent. Alors je commence à me faire une idée de la difficulté :
-Le Taillefer (Massif de l’Oisans) c’est l’enfer (Copyright Nicolas Arbib)
-Belledonne c’est le plus facile
-Vercors c’est le plus facile
-Chartreuse c’est le plus facile
Donc soit trois massifs des plus faciles (chacun 40~42km avec plus ou moins 2750D+), et le plus difficile au début. Parfait, si le premier jour roule bien, le reste devrait se passer comme une lettre à la poste. Sauf qu’évidemment comme toutes les courses que je fais rien ne se passe comme prévu.

La journée de bénévolat devient donc un vrai plaisir, je suis sur mon petit nuage en me voyant déjà à l’arrivée. Le briefing de course arrive avec sa mauvaise nouvelle, le matériel obligatoire doit être pris entièrement. Le sac va être lourd, très lourd, jamais je n’aurais couru avec un sac si lourd, mais bon c’est la règle donc on s’y tient. Puis les retrouvailles entre potes de lycée (Coucou Thibault) permettent d’enfoncer un peu le clou sur le bordel mental que va être cette course.

4H de sommeil, je prends le chemin des navettes qui nous emmèneront a Vif pour attaquer le premier massif, celui de l’Oisans, le plus difficile donc! Le stress monte légèrement jusqu’au moment du départ ou il s’efface totalement. Le plaisir a l’air d’être la même si après la première bosse les jambes ne sont visiblement pas présentes. J’arrive au premier ravitaillement au bout de deux heures ou étrangement j’ai une grosse faim, je déglingue donc une assiette de jambon, et puis je repars direction le ravito de La Morte, une petite descente, puis une petite montée, qui passent assez vite. J’en suis à 4h de course, et j’ai encore une grosse dalle, du coup je retape encore dans l’assiette de jambon de pays. Je repars au bout de 15 minutes avec Frédéric, pour la grosse difficulté du massif, la montée du Pas de la Vache face sud ( #alpinimse ), je le laisse très vite partir devant parce je commence déjà a être cuit (20km sur les 170 déjà cuits, c’est beau non?). JE monte donc a mon rythme, en position montée d’Emosson, en m’arrêtant tout les 100m de dénivelés pour respirer

Ut4M 160 Challenge

Lac du Brouffier

parce que ça ne va pas, et je me fais doubler avant d’arriver en haut par Pascal et Philippe. Puis, là, la vue magnifique s’offre à moi, un lac magnifique (cf. photo), la vue sur les autres massifs. Parfait! Je resterais bien là, mais il y’a du vent et le corps commence à refroidir donc j’attaque la descente vers le lac du Poursollet ou j’apprends que l’orage arrive (je n’avais pas pris le temps de me tourner pour regarder derrière, mais c’est vrai que c’était bien noir), et donc, que le parcours de repli est activé, mes jambes remercient le bénévole du ravito qui me l’annonce, et mon ventre engouffre encore une poignée de jambon, et j’attaque donc ce petit parcours de replis qui nous évite 3km et 300D+ puis je redescends sur Rioupéroux par le kilomètre vertical inversé technique du bonheur (o) et enfin l’arrivée en 9h45. Un bain rapide dans la fontaine du village, et je me ravitaille comme un cochon, puis retour sur Grenoble pour faire une visite chez le kiné, pour soigner les petits bobos (irritations surtout) et pour dormir

La kiné qui a gagné la course de 40km me dit que mes jambes sont bien fraiches (ah bon?), aucune tension rien, l’étape du lendemain devrait bien se passer. JE vais donc me coucher après un gros plat de pâtes bolo et je dors environ 6h30 avant de me lever et de partir a l’arrivée de la veille. L’étape du jour dans Belledonne a l’air assez tranquille en plus, c’est la plus facile soi-disant. Une grosse montée (un KV au calme), puis un petit passage dans la vallée, une autre montée et 20km de descente, génial

Je prends donc le départ serein. Puis vient la montée du KMV interminable, je discute avec un accompagnateur en montagne Corse qui me dit qu’il a l’habitude de faire le GR20, mais que le profil de l’Ut4M lui parait bien costaud (lolilol). Je détecte une légère irritation aux cuisses, mais je n’ai pas de crème donc ça va devoir attendre un peu. Puis j’arrive au premier ravito ou je ne remplis que ma gourde avant pour filer au plus rapide au ravito de tout en haut histoire qu’on ne me parle plus de montée. Il commence à pleuvoir assez dru donc je mets pour la première fois en course ma veste. On passe au lac Achard, puis on continue cette montée vraiment interminable putain. C’est long, j’ai fait une partie de la remontée dimanche, mais je la vois pas arriver c’est fou, ça a dû m’entamer sévère le mental parce que je j’avance vraiment pas vite 2 ou 3km/h enfin bref j’arrive au restau de la Croix de Chamrousse en près de 4h. J’ai les jambes brulées alors je demande la NOK de Pascal pour soulager le truc. Puis aisément, je déconne avec le team Crédit Agricole qui distribue des trucs (je ne peux pas vous dire ce que j’ai fait j’ai assez honte). Je me ravitaille comme un cochon et puis je repars dans le froid, mais sans la pluie vers les lacs Robert et le refuge de la Pra, qui lui aussi possède un chemin interminable en plus de super technique. C’est une descente légère sur le profil, mais en fait non, c’est une descente de petites montées qui se succèdent dans un enchevêtrement de cailloux, et de grand n’importe quoi granitique, c’est génial. J’adore.

Ut4M 160 Challenge.

Lac Longet

Après être passé dans une vallée avec plein de lacs (Longet et Claret) et plein de moutons, je passe enfin le refuge de la Pra ou je rencontre Vik qui me dit « Tu finis en rampant c’est ça? »(cf une discussion sur Facebook quelques semaines plus tôt) bah vu la vitesse a laquelle je me traine oui plutôt. Allez, je me motive je repars sur un terrain légèrement en descente, et bizarrement on monte un petit truc d’un coup je me dis oh ben c’était la dernière cote… Que nenni, 300 mètres plus loin je m’aperçois que très haut dans un pan de la montagne je vois pleins coureurs. Mon cerveau vient de fondre. Je ne me sens pas de monter. En plus on a un pointage en bas, et le bénévole parle barrière horaire à la radio, 17h15 au prochain. Soit après la montée de 500D+ puis, après une redescente de 1000D-. Il me reste donc un peu moins de 3h. La montée au soleil, caniardeuse au possible me sèche complètement, dans une caillasse d’enfer, j’en chie, plus qu’Emosson sur le parcours du Mont-Blanc, déjà citée hier c’est pour moi la référence des montées de merde. Mais là, ça vient de changer. Maintenant ce sera celle du grand Colon.1h20 pour arriver en haut, je me suis arrêté comme un gros fragile tous les 75D+ tellement je suis au bout. Puis arrivé en haut je vois les petits points en bas qui sont des coureurs, et la mon cerveau fond une deuxième fois pour eux. Mentalement, ça ne va plus, je n’ai plus envie de courir et il me reste 20km de descente. Ca va être long, c’est technique en plus, mais je suis sous motivé. J’arrive à Freidière la barrière horaire 15 minutes avant sa fermeture. Il me reste 3h15 pour 7 km de descente et 5km de plat. Je n’ai toujours pas envie de courir (à cause des brulures, et aussi parce que j’ai l’impression d’avoir des petits sachets de pompote a la place des pieds), donc je fais avec. Arrivé en bas je me rends compte qu’il reste plus que du plat, je me motive a courir, genre 200m pour faire genre au ravito ou je ne m’arrête pas #foufou puis j’arrête parce que franchement ça me soule, j’ai envie de rentrer, prendre une douche, abandonner la course, manger une tartiflette, bâcher le trail définitivement et ne plus jamais revenir a Grenoble. Mais je me motive une dernière fois pour boucler ce massif de Merde. Arrivée au bout de 11h22 (j’ai repris 20 minutes sur la barrière #chapoleboulet ), le speaker me harcèle, mais j’ai juste envie de mourir tranquille un verre de saint yorre à la main. Mais il y a plus de Saint Yorre (bravo Magalie c’est ta faute). J’appelle la famille au bout de ma vie, en tentant de faire passer l’abandon pour quelque chose d’obligatoire, j’ai plus envie de continuer si je n’ai aucun plaisir comme les deux derniers jours que je viens de passer c’est mort. Ils me résonnent et me disent de voir demain, si ça se passe bien jusqu’au premier ravito, et surtout de bien dormir, soit.

La navette arrive, on rentre, j’ai le temps de rien, a peine m’occuper de mes brulures, de manger, de jeter mon sac au hasard dans l’appart et d’aller me coucher. La nuit est longue, agréable, et en me levant je suis motivé, en plus je vais voir les partants du 160, rencontrer le chef des Monkeys Apostolos aussi peut-être.

Allez, c’est parti pour le Vercors. À 6h je suis sur la zone de départ, comme tous les matins je retrouve mes maratouristes préférés, on discute vite fait, puis j’entrevois le groupe de choc. Valérie, Émilie, Marilyn, Romain, et Apostolos, j’y vais direct limite en courant, je dis bonjour a tout le monde, on passe un bon moment a dire et faire un peu de la merde. Puis l’appel pour que les concurrents rentrent dans le sas de départ retentit. C’est le plus gros départ de la semaine, je me cale avec Apos, et Romain, on dit bien de la merde (lolilol non on stresse pas). Puis l’Ecotrail commence, du déjà vu, 5km de route, au milieu d’une grande ville à slalomer entre les trams, les voitures, les bigs macs et les bus d’aéroport (Valérie, Yoann, pardon). C’est génial, c’est ça la passion du trail, heureusement ça passe en discutant avec Apos en se foutant de la gueule de l’UTMB et en courant une seconde fois la Ronda.

Ut4M 160 Challenge

Apos et moi avant le premier ravito

Le premier ravito arrive super vite, je remplis tout à toc, puis on repars assez vite, toujours en parlant, et ça m’évite de penser à tous les petits trucs de merde qui font mal. Franchement c’est lui qui me porte sur ce début d’étape. On se quitte au sommet de la cote au moment de redescendre, mais je ne perds pas le moral, et je continue a courir, jusqu’au ravito, je le recroise, il a pris pas mal d’avance, donc je lui souhaite une bonne course et qu’il a intérêt a trouver le chemin de l’arrivée. J’en oublie de remplir ma poche d’eau arrière, mais ça va elle est a moitié pleine ça devrait le faire. Je reprends le chemin, la montée suivante nous emmène au point haut de l’étape le pic Saint Michel, elle n’est pas trop longue et s’avale assez vite, et là-haut la vue est magnifique, je m’assois 5 minutes pour en profiter. Puis vient la descente (interminable) de 1500D- en 6km. Elle s’engloutit tranquillement un pied devant l’autre, sans trop se taper dedans. Je discute avec des gens ça m’occupe, tranquillement j’arrive au dernier ravito, ou j’oublie encore de remplir ma poche a eau principale. Heureusement j’ai fait le petit bidon, mais ça va être juste pour arriver. Mais bon tant pis, flemme d’y retourner, je vais me dépêcher. « La dernière bosse », 8km et 400D+ et D-, qui se font en 2 petites heures, le bidon me suffit largement, et j’arrive a Vif. Heureux, cette étape s’est passée avec les meilleures sensations possible, mais aussi parce que dans ma tête je suis sûr d’être finisher. Demain on a 28h pour boucler la course, donc s’il m’arrive un truc ce sera finishable. J’ai tellement peu bu sur cette étape, qu’au ravito d’arrivée je déboite deux bouteilles de Saint-Yorre (Véridique Yoann en est témoin). Et je mange plein de conneries, j’ai une dalle de folie, saucisson, gels, barres de céréales, 4 quart, tout ce qui se trouve sur ma main est englouti. Puis la navette repars et je me rends compte que j’ai enfin le temps ce soir de faire un peu ce que je veux. JE vais chez le kiné qui me dit que les mollets sont bien raides, puis je vais me coucher assez tôt pour faire une bonne dernière étape.

Mais en fait non, je me couche tôt, mais je me réveille tôt pour tourner en rond. Je suis dégouté, je reste dans le lit jusqu’à 5h, puis je me dirige vers la salle de bain pour prendre la douche de la peur, je me regarde dans le miroir, des cernes de folies, des petits yeux, l’impression d’avoir pris une cuite la veille, c’est génial. L’étape s’annonce magnifique. Je prépare pour la dernière fois mes affaires, enfile une dernière fois ce chasuble mythique, et je prends une dernière fois le chemin de la course. Arrivée à Saint Nazaire, j’ai déjà les jambes en vrac. Je sens que la Chartreuse va être pire que Belledonne.On prend le départ à beaucoup, sur une première portion très roulante. Puis vient comme d’hab le traditionnel KV de départ de chaque massif qui me fait chier (Coucou Belledonne je te vise toi, oui connard, t’es le seul autre qui commence par un KV en même temps). Direction le Habert de Chamechaude. Mais un truc que je n’avais pas calculé s’invite à la fête, cette pluie, cette grosse pluie de merde, cette pluie aussi interminable, que les montées et les descentes de cette course. Rien qu’,y penser en écrivant ça m’énerve. J’ai beau être Normand, elle m’a tellement glacée après les trois jours de chaud qu’on s’est tapé qu’elle a failli me foutre en hypothermie après le Habert. Habert qui est d’ailleurs un ravito génial ou j’ai appris qu’on pouvait aussi prendre des huitres, du vin blanc et de la chartreuse en pleine course . En fait, c’est même le ravito qui te fait oublier que t’es en course et que la pluie rend le terrain ultra boueux. Difficile d’en partir, mais il le faut direction Chamechaude, sur un sentier en léger devers, et avec la boue, légèrement glissant. Il s’avale en marchant la motivation est pas forcément la et puis j’ai froid.

Ut4M 160 Challenge

La boue est la et on doit faire avec

Froid jusqu’à passer le pied de la montée, ou un bénévole et milouf du 7e BCA m’annonce la nouvelle qui aura fait ma course, le parcours de repli est activé, on ne monte plus en haut de Chamechaude, donc la je vais descendre. Génial! Direction le Sappey (comme jamais) je retrouve mes jambes, mais pas trop quand même s’agirait pas de se blesser, on est quand même dans un torrent de boue. La descente me fait mal au bide, et m’oblige arrivé au ravito du Sappey (comme jamais loulou et boutin) d’aller aux toilettes. WALLOU CA FAIT DU BIEN. J’attaque la dernière montée celle du Saint Eynard comme une balle, je double plein de gens la motivation est retrouvée, c’est reparti! Ensuite la descente vers le Col de Vence, ou je mets tarif a mon genou droit. Ravito où, j’hésite a manger du gratin dauphinois, mais je m’abstiens, j’ai des jambes s’agirait de les garder jusqu’à l’arrivée. Léger faux plat montant (10% environ, mais sur l’Ut4M, c’est du faux plat a ce niveau la) puis descente vers Bastille ou je croise Cyrille un illustre inconnu sur le relais a qui je dis que la crampe qu’il a c’est dans la tête. Il me suis et on commence à discuter, on fait la descente jusqu’a Bastille ensemble et la je perds mes jambes. Je lui dis de continuer tout seul, et il me dit que non que je l’ai relevé juste avant, donc je n’ai pas le droit de tomber.Du coup je m’accroche, et on finit dans Grenoble ensemble, il s’est arrêté de pleuvoir pour notre arrivée, on range nos vestes moches. On arrive au Parc a 200m de l’arrivée ses potes le rejoignent on se tape dans la main, se remercie pour ce petit bout fait ensemble, puis je prends mon envol direction l’arrivée.

Ut4M 160 Challenge

Et le dernier Monkey de course

Je passe l’arche, je fais un monkey, et en me relevant je suis a l’arrivée, je l’ai fait malgré les baisses de moral, malgré les emmerdes et les bobos, que je suis arrivé entier, que j’ai vécu une expérience hors du commun, que j’ai vu des paysages magnifiques et que je viens d’enchainer 4 marathons en 4 jours. 160km, le Graal du trail est la, est ce qu’il compte comme un autre fait en une seule fois, pour moi a ce moment la oui, je fonds en larme après être sorti du sas, des larmes de joie, j’ai tellement rêvé de ce moment depuis 4 jours déjà, et au-delà depuis quelques mois, je pensais pas finir, et si c’est arrivé. J’ai du mal à réaliser. Je n’ai même pas envie d’aller chez les kinés et les podologues, j’ai envie de ressentir les courbatures pour me souvenir pourquoi je les ai.

Les 4 massifs, dont 3 très faciles. C’est fini, mais je n’oublie pas les copains qui sont encore en course. J’attrape mes cadeaux finisher, je me dépêche d’aller prendre une douche, et je vais a la base vie de Saint-Nazaire (départ de chartreuse) pour encourager Marilyn, Yoann et Apos. Je croise Marilyn au moment ou elle part, on discute rapidement et je lui souhaite du courage, de nuit ça ne va pas être facile (elle finira a 4h30). Et j’attends Apos et Yo. Qui eux n’arrivent pas, j’apprends que les remises des prix sont dans 30 minutes et je suis obligé de laisser ma place, je n’aurais pas pu les voir, et en plus je me fais du souci vu qu’ils n’arrivent pas. Arrivé au palais en retard, la remise des prix a déjà commencé, je m’assois vite fait, je regarde les chronos sur internet, c’est bon ils viennent d’arriver, la pression tombe, on m’appelle pour le prix de premier espoir, et je me rend compte, enfin que oui j’ai fini la course, que je l’ai bouclé. La coupe est magnifique je fais un Monkey sur le podium et enfin je redescends clore la course en prenant une bière avec Valérie et Stéphane Brogniart.

Cette course c’est vraiment la folie, du début à la fin. Si je devais lui donner un nom, ce serait « l’Interminable ». Tout est interminable, les montées, les descentes, la pluie, les portions techniques, chacun des massifs, les ravitos on y resterait a tous. Enfin bref une super course. Génial, superbe, organisation de folie au top, tout est pensé pour nous coureur sans jamais oublier que derrière les ravitos, derrière chaque membre de l’organisation il y’a un bénévole. La course parfaite. Deja notée au moment de l’arrivée sur les 20 prochains calendriers. Passage obligatoire chaque année.

Alors oui MERCI:
-à tous ceux qui m’ont suivi, et encouragé.
-À ma famille qui m’a encouragé, et empêché d’abandonner.
Valérie, t’es géniale, tu fais un travail formidable même si t’étais ma chef pendant cette semaine de bénévolat.
-À tous les copains que j’ai rencontrés sur les chemins ou ailleurs.
-Aux photographes pour toutes ces photos de Monkeys
-et surtout aux bénévoles géniaux de l’Ut4M, tous autant qu’ils sont, l’organisation de cette course est indéterminable tellement elle est parfaite a mes yeux, du travail qu’on voudrait voir sur pleins de plus grosses courses!

À l’an prochain l’Ut4M! I love Ut4M!

2 commentaires

    • Lionel (1 commentaires) le

      Merci Sylvain! En effet la course est géniale, et j’y retourne l’an prochain parce que j’ai pas pu en profiter comme je voulais les deux premiers jours! Une experience de folie

Laisser une réponse

%d blogueurs aiment cette page :