Mon Trail du vieux Lavoir

1

Retour sur le Trail du vieux Lavoir de Morrainvilliers 78: version 30km

Trail du vieux lavoir morainvilliers

Crédit photo by lacaveajaife.fr

Sur le papier, deux courses peuvent sembler équivalentes…Même distance… Même dénivelé… Mais la réalité peut en être tout autre…
Si je regarde mes 3 trails de cette année, les 3 avaient une distance d’environ 30 km. Le dénivelé tournait entre 500 et 600 mètres. Mais malgré ces similitudes, la comparaison s’arrête là.
Car en Trail, chaque course est unique, la difficulté  est propre à chaque parcours,et surtout aux conditions atmosphériques. Surtout si comme moi, courir au dessus de 23°C est un calvaire.

Le Trail du Vieux Lavoir était pour moi un peu le trail de fin d’année scolaire, l’examen de fin d’année qui détermine si l’on redouble, ou si à la rentrée on passe dans la classe supérieur. J’y suis allé cool, pas de préparation spécifique, un peu de sorties longues et si possible vallonnées, entre 15 et 22 km une fois par semaine, une sortie d’environ 10 km en alternant vallons et routes pour travailler un peu la vitesse. Un peu de piste également car à force de faire du Trail, j’ai eu tendance à me diéséliser un max. Pas de régime alimentaire particulier, voir plutôt, j’ai bien profité. Barbecue, pizza, bière, cheese-cake, Macdall avant une sortie improvisée à minuit, et j’en passe.

Revenons à nos moutons

trail du vieux lavoir Morainvilliers 2014On arrive sur place à 07h30 en compagnie de Bertrand ( toujours fidèle au poste mon petit St Béber), Ainga, Nico (Aka Running-Addict), on trouve facilement la mairie, non pas grâce au fléchage de l’organisation, mais plutôt au flux de voiture venant troubler la tranquillité des 2500 habitants de la commune. On récupère rapidement nos dossards, même si un bug informatique a obligé Ainga à remplir une décharge, car son certificat médical s’est perdu dans les méandres de l’informatique… François (Aka Evil Koala Aka pasaprespas) est sorti de sa tanière, et nous retrouve sur place. Comme d’habitude, entre Bertrand et moi ça se chambre, mais bon comme dirait Nico, pour un bon trail, faut qu’on se chambre sinon ce n’est pas un bon trail 😉
L’heure du départ approche, on se place pas trop loin de la ligne, mais pas devant non plus, car on est pas là pour la gagne. Quoi que Nico aurait eu sa place sur la ligne…

Le départ est donné, Nico s’envole, et nous voilà partis dans la 1ère côte. Je pars bien, à un bon rythme, je me sens bien. Arrivé en haut, je me retourne et vois Bertrand avec un peu de retard sur moi. Bon avec 1H30 de sommeil dans les dents je l’excuse, c’est déjà beau qu’il soit là. Je ne vois pas François ni Ainga. J’attends Bertrand, et nous voilà partis. On se cale à un rythme entre 11 et 12 km/h, en ralentissant dès que ça grimpe un peu. Le but est de ne pas se cramer trop vite non plus. François nous rejoint au 4 ème kilomètre après une bonne descente, et on a à peine le temps de dire ouf, que nous voilà pris en photo par Elsa et Jeff. Ils nous avaient pourtant prévenus qu’ils seraient au 5 ème kilomètre pour nous prendre en photo avant de prendre leur départ du 10 km, mais bon…

crédit photos by lacaveajaife.fr

2ème côte, cette fois c’est un peu plus dur, et bien au soleil, je dis à Bertrand, on calme et on marche un peu. François en profite pour partir, on ne le reverra plus.Un autre coureur vient se joindre à nous vers le 8ème, voyant qu’on avait une bonne tactique de course. Vers le 10 ème kilomètre, on est rejoint par la 1ère féminine, escortée par deux hommes, on fait également un bout de chemin ensemble, une fois devant elle, une fois derrière elle, puis au détour d’une énième côte ils sont partis (17ème km).

Je commence à souffrir peu à peu de la chaleur, les jambes deviennent raides. Pourtant je bois bien, je m’alimente correctement et pas de soucis d’estomac. Non juste cette chaleur et ces jambes dures comme du béton. Je m’arrête même au ravitaillement contrairement à l’Ecotrail. Je fais part à Bertrand de mes douleurs et c’est là le début de ma galère… Voyant le chrono, Bertrand me motive à fond, et me dit:  » t’as pas le droit de jeter l’éponge maintenant ». En effet on avait passé l’heure de course, et effectué presque 11km. A la 2 ème heure de course, on était à 20km. Avec un peu de chance on allait pouvoir faire moins de 3 heures. Je continue donc, en m’accrochant à l’idée de faire ce chrono de folie, je commence même à y croire, car les jambes reviennent peu à peu. Mais gros coup dur dans la côte menant au 2ème ravitaillement. Les côtes paraissent sans fin sur ce trail, généralement plus d’un kilomètre. Je m’alimente et bois bien sur ce second ravito, voir j’ai peu être même trop bu car un point de côté s’est invité quelques centaines de mètres plus loin.  2h30 de course, encore 5 kilomètres à faire c’est jouable. Bertrand me gueule dessus, je l’envoie chier, jusque là tout va bien, mais plus ça va moins ça va. je commence à alterner marche et course. Les kilomètres défilent, doucement, le chrono un peu moins lentement, puis un signaleur annonce la dernière côte, plutôt costaud d’ailleurs, Bertrand me prêtera son épaule pour m’aider à grimper. Je reconnais le parcours, on l’avait emprunté au départ. Allez plus que 2km, et encore 10 minutes avant la barre des 3 heures. j’essaie d’accélérer le mouvement dans les phases de course, de marcher un peu plus rapidement dès que les jambes ne veulent plus courir. Je m’accroche comme je peux car si je peux offrir le moins de 3 heures à Bertrand, vu le travail qu’il a fait pour moi, ce serait un jolie cadeau. Malheureusement les 3h passent à la montre, puis un signaleur nous annonce, allez les gas on s’accroche plus que 300 mètres, on s’accroche. Bon en vérité il restait un bon 500 mètres, mais pas grave je donne tout, j’accélère, on voit enfin l’air d’arrivé, Bertrand me dit: tu vas pas me faire le coup comme à chaque fois et me passer devant à l’arrivée, du coup il remet une lichette de vitesse, on voit Jeff, Elsa et François sur le côté qui nous encourage, je redonne un dernier coup de rein et voilà on franchit la ligne.  3 H 02 min 19 secondes à la montre.

crédit photos by lacaveajaife.fr

On l’a fait, car mine de rien le parcours n’était pas si évident que ça, les grimpettes bien longues et bien casse patte. La douleur a laissé place à la joie. Je retrouve les potes, on débriefe, Ainga nous annonce 3 H 37, François 2 H 39 et Nico la fusée une 12 ème place en 2 H 29. Elsa et Jeff ont carburé sur le 10km ce qui est de bonne augure à une semaine de leur marathon du Mont Blanc. Je retrouve également Nicolas, le gagnant d’un des dossards de la Raid Dingue qui a prit le départ du 10km.

Bon c’est pas le tout les Zamis, mais on a un barbecue qui nous attend 😉

Un commentaire

Laisser une réponse

%d blogueurs aiment cette page :