Mon Trail des lavoirs 2015

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Trail des lavoirsC’était l’objectif de cette fin de saison, venir à bout de ce 28 km du Trail des lavoirs, au cœur de la vallée de Chevreuse, et prendre autant de plaisir que l’année dernière. C’est ici en 2014 que j’avais réellement pris du plaisir en Trail.
Trail des lavoirsLe chemin a été long depuis ce début d’année pour pouvoir prendre le départ de ce Trail des lavoirs, et à moins d’une semaine du départ j’hésitais encore à m’y aligner de peur que ce fichu tendon d’Achille ne m’en fasse voir de toutes les couleurs.
J’ai même validé au dernier moment une paire de chaussures presque neuve (NDRL les Mizuno Wave Kazan), en me disant que de toute façon ce ne pouvait pas être pire. Mais bon, parfois faut savoir vivre le moment présent, et profiter de ce que l’on a… C’est ce que j’ai fait…Et j’ai adoré.

Dimanche matin, 5H30, dur dur le réveil mais bon, une course ça se mérite. Je me prépare et voilà que c’est déjà l’heure de partir. Mon chauffeur Jérôme m’attend,  il n’a pas l’air très frais, même s’il dit le contraire. Il est à la limite de se perdre en sortant de Plaisir… Reste encore 20km ça va être sympa lol. On arrive sur place, et on chope la dernière place sur le parking proche du départ… La classe, on l’a ou on ne l’a pas 😉

On retrouve Alexandre, que je rencontre pour la première fois, mais avec qui je discute depuis un moment sur Facebook. Arrivent ensuite Kathleen, la gagnante du dossard du Trail court et enfin Fanny la copine de Yoann, qui est le seul Geek engagé sur le Trail long.

On assiste au briefing, et nous voilà partis en direction du départ, à 750m de là et 100 mètres plus haut. Il se mérite ce Trail des Lavoirs 😉 On arrive au château de la Madeleine, qui  surplombe la ville de Chevreuse.

8h10, c’est parti pour une belle balade. Aujourd’hui pas de chrono, l’objectif est de prendre un max de plaisir, d’essayer de rester autant que possible avec Jérôme avec qui j’avais couru la précédente édition, et Fanny. On partagera également les premiers kilomètres avec Kathleen. Quand à Alex, il s’est vite frayé un chemin. J’ai vite perdu de vue son buff à l’effigie des passe partout trailers du josas.

On part prudemment, sur un rythme cool, qui veut aller loin ménage sa monture ;), de toute façon il faudra quelques kilomètres pour que les bouchons s’estompent dans les montées et descentes. D’ailleurs, je prendrai un maximum de plaisir dans les descentes, à sauter comme un cabri et à envoyer gras, ce qui me permet de récupérer en bas, et d’attendre mon petit groupe. Dans les montées, dès le départ j’ai marché. Je sais bien que j’aurais pu en grimper certaines, mais à quel prix sur la fin de course. Et puis en marchant dans les côtes j’avais plus de chance de préserver ce tendon qui n’aime pas le D+ en ce moment.

On enchaîne donc les singles, côtes, descentes, chemins forestiers à proximité de Milon la chapelle, St Lambert. Jérôme montre des signes de douleur, sa périostite se réveille. Il met le paquet dans les montées pour recoller, et descend tranquille, car chaque impact lui envoie des décharges. Arrive l’abbaye de Port Royal, et aujourd’hui on a la chance d’y pénétrer. Nous sommes au 10ème kilomètre, un peu plus d’une heure dix de course. C’est également à ce moment du parcours qu’on a commencé à partager nos chemins avec une course de Vtt. C’est marrant un Vtt en montée, c’est plus lent qu’un Traileur ;).

On continue dans la forêt jusqu’au 14ème puis voilà qu’on longe des champs, Jérôme semble aller mieux, c’est au tour de Fanny d’être un poil en retrait, elle qui m’avait habitué à être dans mes traces depuis le départ. C’est également par là qu’on a définitivement perdu Kathleen. C’est donc à 3 qu’on file vers le ravitaillement placé au 16ème kilomètre au Mesnil Sevin.

Ce ravito était le bien venu, c’est vraiment top de trouver du saucisson, des tucs, du gruyère sur un ravito. On profite également de la rampe à eau pour faire le plein, et je m’aperçois que, malgré ce que je pensais, je n’ai pas assez bu. Mais bon je n’ai pas forcément plus soif que ça malgré le mercure qui continue de grimper. Les bénévoles proposaient même de remplir nos poches à eaux, bidons pendant qu’on se restaurait. Le top 😉

On ne perd pas trop de temps et nous revoilà repartis à trois. Jérôme va mieux. Fanny a récupéré des forces et moi j’ai la banane. Prochain objectif: la bifurcation entre le Trail long et le court aux 23ème kilomètre. On tombe sur une portion qu’on avait repérée la semaine dernière avec Fanny et Yoann, du coup j’en profite pour m’amuser un peu sur les singles, je prends des photos, puis repart. Je dévale les descentes comme un cabri, ce qui m’a valu le surnom de Kiki (aka Killian Jornet) par un groupe de coureurs avec qui nous jouons à l’élastique dès que la pente varie.

A l’approche du 23ème kilomètre, Fanny accuse un peu de retard, on décide avec Jérôme de couper l’effort, on avait dit qu’on essayerait au maximum de le finir ensemble. On arrive au croisement, le signaleur nous annonce plus que 5 kilomètres. Fanny nous rejoint, mais elle a l’air entamée, les 2 grosses côtes qui se profilent vont lui permettre de souffler un peu. C’est parti donc pour 2 grimpettes les mains rivées sur les genoux, et voilà qu’on recolle avec nos coureurs de tout à l’heure.
 » Hey regarde Kiki est de retour et il est frais le bougre », frais peut être pas mais oui on a rattrapé pas mal de coureurs dans ces côtes. Le profil devient un peu plus plat, je relance un peu, Jérôme suit, Fanny reste derrière, et les 3 autres coureurs nous emboîtent le pas. On se met à rêver de la bière bien fraîche qui nous attend, et du ravito 😉
Au 25ème rien ne va plus… J’entends Jérôme crier de douleur, je pense alors à une chute, mais non. Ce sont ses adducteurs qui lâchent et qui lui font super mal. Fanny est derrière et on ne la voit plus. Je propose alors à Jérôme d’attende Fanny en marchant. Mais là je sens mes jambes devenir raides à mesure qu’on marche… Bon Jérôme il reste 3 kilomètres, si je continue à marcher je ne repartirai pas.

Feu vert de sa part, c’est parti, je repars, et me surprends à accélérer, que c’est bon de rattraper des coureurs. Bon sur 3 kilomètres je ne vais pas gagner 100 places mais oui, c’est grisant quand même (au final c’est 27 places de gagnées mine de rien). Les jambes répondent du tonnerre, les côtelettes sont avalées à bon rythme, arrive la longue, pentue et dernière descente goudronnée, qui malheureusement nous ramène sur Chevreuse. Je la dévale à bon rythme tout de même, mais je sens que les impacts font bien mal aux quadri. Et effectivement, une fois en bas, lorsque le signaleur m’annonce plus que 600 mètres et que j’essaie de relancer je sens que j’atteins mes limites, allez un dernier effort, l’arrivée est là.

Je passe enfin la ligne, le tendon a tenu bon. Alex arrive pour me féliciter. Pour sa part il a avalé ce trail en 2h50. Lui aussi a adoré ce parcours. Alors que je file récupérer ma bière, oui y’a des priorités dans la vie, voilà qu’arrivent Jérôme et quelques secondes plus tard Fanny. On est tous finisher, et on a le sourire.

Pour ma part je finis ce Trail en 3h28’29 » classé 355ème sur 508.
Jérôme fini en 3h31’57 » et est classé 382ème, Fanny en 3h32’40 » et est classée 386ème.
Quand à Katleen, elle fini en 3h54’41 et est classée 460ème

Merci à tous les bénévoles présents, pour leurs encouragements, leurs sourires, et leur bonne humeur. Bravo à l’organisation, pour ce balisage au top, et ce parcours 2015 qui est pour ma part mieux que celui de l’année dernière. Merci d’avoir pris en compte également les réclamations de l’an dernier ( je parle du pointage qui avait fait perdre pas mal de temps). Et je dis vivement 2016 car je ne peux pas faire autrement que de revenir prendre le départ de ce Trail, car c’est à chaque fois ici que je prends un max de plaisir.

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