Mon semi marathon de Boulogne 2017

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Dure dure la route… Mais avec les objectifs de 2018 qui se profilent je ne pouvais pas y couper. Mon dernier semi marathon officiel remonte à 2014 avec le mitja de Barcelone. Alalala ma grande époque celle où les RP tombaient les uns après les autres…

Fin Août, quand je m’inscris, j’incite Vincent à se joindre à moi. L’objectif sera de faire mieux que son RP établit à 1h44’59 » . L’entrainement se passe bien, la vitesse revient progressivement, les sorties longues se déroulent bien, mais je sens que cela sera plus difficile pour moi que pour lui… Jusqu’à la veille je me tâte pour l’allure de course. Vincent voudrait tenir 4’55 » (1h43’44 ») et moi le 5’02  (1h46’11 ») je coupe donc la poire en deux et lui annonce 4’58 » soit un objectif de 1h44’47 » tout en prétendant à qui voulait bien l’entendre que mon objectif est de faire moins d’1h50… Oui j’ai joué la sécurité…

Dimanche matin, accompagné de Vincent, nous récupérons Manu de Rando Running Meudon ainsi qu’Adrien du Club Accro Run de Villepreux puis direction Boulbi. On passe au consigne puis c’est déjà l’heure d’entrer dans le Sas, 1h45 pour moi et Vincent. On y retrouve Benjamin, qui m’avait annoncé vendredi soir avoir récupéré un dossard, et qu’il comptait courir en mode SL pour préparer la Sainté Lyon. C’est là que je lui ai demandé de jouer le meneur d’allure, pour tempérer Vincent et me faire tenir le 4’58 ».

10h c’est parti pour les premierst, et à peine le temps d’y penser, c’est notre tour. J’enclenche alors la Fenix. Les 2 premiers kilomètres sont en faux plat descendant, cela nous permet de partir en douceur et de faire monter le cardio tranquillement, surtout qu’il nous a fallu pas mal slalomer. On croise les Lapins sur les quais, Emir me rappelle que cela fait plus de 2 ans qu’on ne s’est pas croisé sur une course… Whoua merde j’ai fait quoi tout ce temps….
Les kilomètres défilent, Vincent est facile, Ben se promène, et moi…. Je suis…
On passe devant le ravito peu après le 5ème km, pas d’arrêt pour moi j’ai ma flask…

Peu après le 7ème kilomètre on effectue un demi tour, un virage en épingle, la relance passe bien. J’annonce aux gars qu’il va falloir sourire peu après le 8ème, l’ami Devyll d’AR champs est posté pour shooter du coureur. Puis après l’avoir croisé on enchaîne les faux plats dans le bois de Boulogne.

Au 10ème, après un autre faux plat un peu plus raide que les autres, arrive le 2nd ravito, Ben me propose d’aller me récupérer à boire. Ce n’est pas de refus et j’en profite pour avaler un gel, car je sens que la machine commence à grincer. Les relances sont de plus en plus dures et les gars sont de plus en plus obligés de m’attendre. D’ailleurs au 12ème j’invite Vincent à prendre le large, car je sens bien qu’il peut aller chercher le 1h43 voir moins.
Ben reste avec moi et me rebooste.

crédit Devyll

Au 14ème je retrouve Devyll, je fais mon plus beau sourire, mais je commence déjà à me dire que l’objectif des 1h45 va être difficile à atteindre. On retrouve ensuite les quais et le dernier ravito arrive peu après le 15ème kilomètre.
Ben me rapporte un sucre, et on continue notre périple. Les passages sous les ponts depuis le pont de St Cloud jusqu’àu pont de Sèvre finissent de me brûler les cuisses, je sens bien que je suis dans le dur, je dis même à Ben que la tête ne veut plus. Les jambes continuent quand à elles de tourner en mode robot. Cela fait un moment que je ne regarde plus le chrono, mais Ben continue de me motiver en me disant que le sub 1h45 est toujours jouable. Moi je pense :  » mais pourquoi me suis je inscrit sur ce p**ain de marathon…en avril ».
On quitte les quais au niveau du pont d’Issy les Moulineaux, plus qu’un gros kilomètre, en faux plat montant histoire de corser les choses.

Je essaie d’accélérer, mais l’écart reste toujours constant avec Ben, Je donne tout, de toute façon j’ai déjà tellement mal aux cuisses que cela ne peut être pire. On passe la place Marcel Sambat, plus que 500 mètres, je donne un dernier effort, ce serait dommage de faire 1h45’01 ». Alors que je m’approche de la ligne d’arrivée, mon sprint final entamé, un vigile se met en travers de mon chemin et manque de me percuter, tout cela pour arrêter un autre concurant,c’est n’importe quoi sans déconner…
J’arrive à franchir la ligne, Ben me dit « tu l’as fait Bravo » oh putain c’est bon ça. En effet 1h44’35 » pour 21,42km à la montre…

J’en ai chi** mais je l’ai fait… Encore merci Ben car je n’aurais pas tenu ce rythme jusqu’au bout sans toi devant. Tu refais le meneur d’allure quand tu veux 😉  Je croise DanRunParis, qui a battu son RP en passant sous la barre des 1h40. Je retrouve ensuite Vincent qui a passé la ligne en 1h42’49 ». J’ai bien fait de lui dire d’aller chercher son chrono je regrette presque d’avoir tardé à le lui dire.

Sinon Messieurs de l’organisation, c’est quoi ces ravitos ? Vous aviez peur de ne pas faire assez de bénéfice avec nos 45€ pour accrocher le dossard ?
Les ravitos étaient très légers pour un Semi (eau, sucre, raisin, orange), mais surtout en faible quantité…
Et pareil à l’arrivée un seul point d’eau. Sans parler de la médaille… Elle aurait pu être plus… Bref passons…

Allez maintenant un peu de repos avant de préparer ce marathon de la Loire qui aura lieu le 29/04/2018, avec comme course préparatoire le Semi de Rambouillet au nouveau parcours.

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