Ma Pisciacaise 2013 – Jérém

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L’objectif était clair, c’était avant tout de voir où j’en étais sur 10km.Pisciacaise_EnteteSite_2012

Je n’ai pas encore débuté mon plan d’entrainement spécifique 10km, je suis plutôt en mode « j’ai fini un semi il y a 3 semaines, on fait ce qu’on peut pour regagner de la vitesse » :-).

Jeudi soir,  je me bloque le dos. Je me dis: c’est foutu, je vais être en vrac. Vendredi et samedi soirs, on sort avec ma petite femme. Couché à 1h du mat, avec un réveil à 6h ! Eh oui, le p’tit ne connait pas les grasses mat! L’appel du biberon, c’est l’appel du biberon…

C’est donc avec mon hygiène alimentaire parfaitement adaptée à une course (sushi le vendredi, apéro dinatoire le samedi), et un repos des plus complets (9h de sommeil en deux jours) que je me lève dimanche matin. La petite tribu se prépare et, arrivés dans la voiture: -2°c. Ah oui ça pique quand même.

Arrivés là-bas, ma femme participe au 5km, je l’avais inscrite en prétextant que c’était pour qu’elle s’entraine pour la Parisienne, course qu’elle fait chaque année avec ses sœurs et cousines. C’est donc gelée qu’elle prend le départ à 9h. Bon, allez, dans une heure c’est à nous. D’ailleurs t’arrives quand, Laurent? Aussitôt demandé, aussitôt arrivé. Voilà sa petite tribu qui débarque. Bon, on file se chauffer tranquillement. Je lui explique mes déboires des 3 derniers jours, lui, fait de même. A croire qu’on se fait de l’intox à s’écouter parler lol.

Je retourne au niveau de l’arrivée retrouver ma femme, qui arrive avec plus de 3 minutes sur son temps. Je la félicite et retourne avec Laurent me chauffer, car le mercure est encore très proche de zéro, malgré le soleil.

A moins de dix minutes du départ, je donne à Laurent mes derniers conseils. Bon, on se met bien sur les côtés pour le départ, car tu vas voir, il y a toujours des mecs qui n’avancent pas et qui se mettent pourtant devant. Sur le côté, t’es tranquille du coup pour doubler. Pareil, Lolo, cherche pas à suivre, mets-toi rapidement à ton rythme sinon tu vas exploser. J’ai prévu 4min 27 comme allure (13,5km/h). Puis, tout en discutant, on regarde autour de nous, et c’est marrant comme à la tenue et aux chaussures on peut presque prévoir qu’untel ou untel va aller plus ou moins vite. Regarde le mec avec son Marcel, son short splitté et ses chaussures à semelles hyper fines, ben regarde le, Laurent, car lui on ne va pas le revoir. Lol.

avant la courseOn se retrouve bien placés à deux mètres cinquante de la ligne de départ. Cool, on ne perdra pas trop de temps sur le chrono réel. Le départ est donné et hop c’est parti, on lâche les watts. Ben non, finalement je pars cool derrière le peloton de tête qui s’étire tranquillement sur l’allée forestière goudronnée. Je me dis « tiens, je suis bien à cette allure », et me dis que ce serait top si ce petit groupe de 5 coureurs restait avec moi : j’aurai des lièvres :-).

Le 1er kilomètre sonne sur ma montre, je vois 3m59s (15km/h). Ouh là, mais moi qui pensais aller à mon allure, je suis en surrégime! Mais c’est bizarre, je ne sens pas que ça tire!!!! Bon oki, il faut dire que ça descend sur le centre-ville. Le 2ème, pareil : 4m01s (14,9km/h). Mais là ça va remonter, c’est plus pareil, le petit groupe de coureur me distance un peu, je me dis « pas grave, cale-toi à ton rythme Jerem, la côte pour regagner la forêt va faire mal ». Et effectivement, elle a fait mal. 700m de montée. Ouch ça tire!

On retourne dans la forêt,  et là c’est parti pour du chemin forestier avec cailloux, traces séchées de vtt et autres copeaux de bois. Là je me dis que ça ne va pas le faire. S’il faut que je cherche où placer mes pieds sur 7km ça va être long, et je risque de me tordre une cheville. Autre inconvénient de courir sur du chemin en terre, c’est que la terre amortit plus que le goudron, ce qui devrait être top pour les articulations, mais qui l’est moins pour le dynamisme. J’arrive tout de même à tourner aux alentours de 4m27s par kilomètre, donc je suis content. Je grappille quelques places tranquillement, alors que certains, après le cinquième, me doublent comme des flèches. A croire qu’ils ont commencé la course avec leurs femmes ou leurs potes qui courent moins vite, et qu’ils accélèrent franchement à la mi-course. Je fais donc abstraction de ces mecs-là et continue ma remontée.

Depuis 2 kilomètres, j’entends derrière moi comme un petit groupe. Je me retourne et demande s’il n’y en aurait pas un qui voudrait prendre le relais, par hasard? Les trois mecs derrière moi me regardent et me font non de la tête. Bon ben je suis leur lièvre, sympa, et le mien il est où? Pas grave. A la prochaine grimpette, je vais tenter d’accélérer un peu.

Arrivé au 7ème, je vois 30min40s à la montre et fais le calcul: 3km x 5min = 15min. Et là, gros coup au moral. Merde, je ne vais pas pouvoir faire mieux que mon record, pire je risque de faire le même temps que lors du passage au 10ème km de mon semi. Je remobilise mes dernières forces, et y’en a plus beaucoup c’est moi qui vous le dis! Le 9ème kilomètre arrive, je me fais doubler par trois coureurs que j’avais dépassés lors des 2 derniers kilomètres. Je tente de m’accrocher, mais les jambes se font lourdes. Il est bien long ce dernier kilomètre…

Je passe devant mes supporters, ma femme avec mon Loulou et la femme de Laurent et sa petite. Tous les 4 m’encouragent. Ma femme court même quelques mètres avec moi. Allez, il me reste 200m je finis en sprint. Et là je vois le chrono sur la ligne. 43min36s. Ca fait donc 4min 21 comme allure (13,7km/h).  J’ai franchi la ligne oufff. Je réalise à peine, je tente de reprendre mon souffle, un bénévole me dit « Monsieur bien joué, votre pied s’il vous plait ». Ah oui, il faut rendre la puce.

Je file vite au ravito puis reviens sur la ligne d’arrivée. Je vois 46min. Je me dis que j’ai le temps. Laurent avait prévu au mieux 48min. Je regarde au loin et vois son maillot jaune fluo qui pointe le bout de son nez. Je lui lance « Vas-y Lolo, sprinte, double-le. ». Il franchit la ligne en 46min38s.

Donc ma 1ère course de ma quadrilogie est terminée. Je suis trop content, j’ai explosé mon record, 43min36s, alors que je doutais encore au 7ème kilomètre. Plus qu’1 minute et 6 secondes à gagner pour atteindre mon objectif de Juin. Je me classe 79ème sur 485 arrivants. Pas peu fier, Laurent me dit « bon pour fin Juin, ce n’est pas 45min que je vais faire, c’est être devant toi! » L’élève va dépasser le maître.

Crois-le mon Lolo, je vais attaquer sérieusement l’entraînement… J’ai deux courses que tu ne feras pas avec moi, donc je n’ai pas fini d’améliorer mes chronos. Et en plus, mon cousin m’a annoncé qu’il me ferait le lièvre le 21 Avril sur la Kangoucourse….

Rendez-vous dans 3 semaines !

3 commentaires

  1. Hé bien détrompe toi, un jour j’ai vu une nana courir avec un vieux jogging défraîchi et des baskets type 1er prix de chez Décat … Hé ben elle traçait ! Comme quoi les apparences …
    Bref, en tous cas bravo à vous deux ! Belle course !

  2. Ghislaine (4 commentaires) le

    Je suis d’accord avec le commentaire précédent, il ne faut jamais se fier aux apparences…
    Elles sont là pour t’égarer. Dans tout les cas,très belle performance, même quand on croit qu’il n’y à plus de jus, on trouve en soi la force de se surpasser…

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