Derniers préparatifs pour l’ Ironman de Maastricht S-4

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Nous voici maintenant à 4 semaines de l’Ironman de Maastricht, dernière ligne droite dans les préparatifs. Préparation physique, mais aussi mentale et logistique, chaque partie compte pour 1/3 de la réussite de notre Ironman, on ne doit donc en négliger aucune. Cette semaine nous nous attarderons sur la partie « Natation », on a tendance à dire qu’un triathlon se perd en Natation et se gagne en course a pied, il est donc necessaire de bien se préparer et de ne pas faire n’importe quoi. En natation, 3 points sont importants: l’alimentation, la technique spécifique à la nage en eau libre, et le matériel (combinaison, lunette…).

La nutrition

IronmanLe problème majeur lors de la partie natation c’est que l’alimentation n’est pas possible durant les 3800m de nage, qui dure entre 1h pour les bons nageurs et 1h30 voir plus pour les plus lents, ce qui implique de bien s’être alimenté avant le départ pour ne pas sortir de l’eau avec des carences en énergie car derrière il reste plus de 10h de course. Mais un gros apport énergétique « classic » n’est pas toujours adapté en fonction des personnes, on va quand même passer plus d’une heure à fournir un effort assez violent en position horizontale, ce qui peut perturber l’assimilation des aliments et la digestion. ces problèmes peuvent être accentués par la température de l’eau, plus l’eau est froide, plus l’assimilation sera lente, et pour ne rien arranger, il suffit de boire quelques tasses pour que rapidement tout ce que l’on a dans le ventre ne cherche qu’à ressortir. C’est pourquoi il est important d’éviter les aliments relativement lourds à digérer comme le lait ou les bananes. Il faut plutôt privilégier un bon jus de fuit et légume ou encore de la crème « sport-déj », assimilable par le corps en seulement 30 minutes. Pour conclure sur la nutrition, il est indispensable de bien connaitre son corps et ses réactions, chaque personne est différente et il n’y a pas de recette miracle, il faut avoir testé plusieurs choses à l’entrainement pour savoir ce qui nous convient le mieux, et prévoir un bon apport énergétique pour la sortie de l’eau, avant de repartir sur le vélo.

L’entrainement physique et technique

IronmanEn natation il n’y a pas de secret, il faut « bouffer des longueurs », pour tout ce qui est entrainement physique ou de technique de nage, il faut privilégier les entrainements en piscine. La piscine apporte plusieurs avantages, une bonne visibilité, de l’eau chaude, un comptage des longueurs facile, l’utilisation de différents matériels (pull-boy, plaquettes, planche…) et surtout de vrais moments de pause entre les séries.

mais bien entendu les entrainements en piscine ne suffisent pas, il est impératif de faire des sorties en eau libre pour s’habituer, pour apprivoiser les spécificités de la nage en eau libre. tout d’abord, la différence majeur et la plus contraignante est la visibilité, le fait de ne pas avoir les carreaux de carrelage au fond, ni les lignes d’eau pour nous guider. En piscine on pense ne pas en avoir besoin, mais au final on peut vite se retrouver à faire beaucoup plus de distance que prévu pour une raison très simple, c’est que personne ne nage de façon strictement symétrique, on a tous un « coté » plus fort qui nous fera faire des écarts en eau libre, de plus ces écarts seront accentués par nos défauts de nage. Par exemple une personne qui respirera toujours du même coté donc sur du 2 temps ou 4 temps sera plus susceptible de dévier qu’une personne qui respire sur du 3 ou du 5 temps. La température est également un élément à prendre en compte, plus l’eau est froide et plus les crampes ou l’engourdissement des extrémités sera susceptible d’apparaitre rapidement. l’entrainement en eau libre nous permettra également de répondre à une question : suis-je capable de nager 3800m sans m’arrêter? en piscine, même si on nage sans s’arrêter, on a toujours les poussées sur le mur qui sont des « pauses » dans la nage avec les coulées. en eau libre il n’y a pas de pause, pas de coulées, les bras tournent non-stop pendant plus d’une heure.

Le matériel

IronmanEn eau libre du matériel spécifique s’impose, combinaison, lunettes et bonnet sont obligatoires. pour les lunettes et le bonnet rien ne change par rapport à la piscine, en revanche la combinaison change tout, meilleur flottabilité qui peut être déroutante lors des premiers essayages. on peut par moment avoir l’impression de battre des jambes dans le vent du fait qu’elles ne soient pas entièrement sous l’eau comme à la piscine, pas de panique, ce n’est qu’une impression, mais il est bon de s’y être habitué avant l’Ironman. De plus, la combinaison va causer des frottements avec la peau sur certaines parties du corps qui peuvent devenir rapidement un vrai handicap, notamment au niveau du cou du fait d’être obligé de lever la tête dans le sens de la marche pour pouvoir garder son cap.. Pour cela il est bon de mettre de la vaseline sur ces zones de frottement. Petite astuce : il est préférable de mettre la vaseline au dernier moment, car une foi qu’on en a plein les mains, si l’on touche à nos lunettes ou à notre bonnet, tout va glisser et tout sera gras, rien ne restera en place et ça peut vite devenir gênant et désagréable.

Conclusion

Meme si la natation n’est qu’une « petite partie » lors d’un Ironman elle a son importance, c’est elle qui lance votre Ironman, c’est elle qui vous lance sur le bon rythme en fonction de vos objectifs, c’est elle aussi qui peut vous planter un énorme poignard dans le dos si vous l’avez négligée. il est primordial d’être tombé dans « tous les pièges » lors des entrainements afin de les éviter lors de votre Ironman.

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