Derniers préparatifs pour l’ Ironman de Maastricht S-1

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Ca y est, nous y sommes, après avoir parlé de natation, de vélo et de course à pied, on vient d’entrer dans la dernière semaine avant l’Ironman de Maastricht. Le deuxième pour julien après celui de Vichy l’année dernière et le premier pour moi, autant vous dire que la pression monte sérieusement. La dernière semaine est une phase compliquée à gérer, communément appelée « l’affutage », elle consiste à emmagasiner un maximum d’énergie, conserver tous les bénéfices des 6 derniers mois d’entrainement sans en perdre une goutte. C’est un savant mélange pour trouver le juste milieux entre stopper la dépense physique pour stocker de l’énergie, mais pas trop pour ne pas perdre le rythme et ne pas mettre son corps sur pause.  A moins d’une semaine de l’Ironman on peut penser que les dés sont déjà jetés, ce n’est pas totalement faux. Mais attention, s’il est effectivement trop tard pour rattraper le manque d’entrainement ou de préparation, il n’est en revanche pas trop tard pour tout gâcher et tout foutre en l’air au dernier moment. L’affutage est une phase à ne surtout pas négliger, c’est une phase difficile à gérer nerveusement mais aussi physiologiquement.

La dépense physique

Le principe est relativement simple, le corps humain peut être comparé à une carte mémoire informatique. Tout ce qu’on lui inflige, ce qu’on lui fait faire, le corps s’en souvient et se régule en fonction. Il se régule nerveusement mais aussi au niveau endocrinien (sécrétion d’hormones comme l’endorphine par exemple), il gère également les stocks comme le glucose, les sels minéraux etc…

IronmanSi on continue les entrainements de façon intense jusqu’au jour de la course, le corps n’aura pas eu le temps de faire de réserves, il n’aura également pas eu le temps de « panser ses blessures », réparer les fibres musculaires cassées par des exercices intenses type fractionnés ou encore d’éliminer l’acide lactique. A l’inverse on pourrait avoir tendance à se dire que ne rien faire de la semaine reposerait le corps et lui permettrait de faire un max de réserve. FAUX. En gros le corps va croire que tout est terminé, il va taper dans ses réserves pour les vider mais sans refaire le plein car l’inactivité va le mettre en pause, il se dit « pourquoi faire des réserves puisque c’est fini ? je ne fais plus de sport alors à quoi bon. » Il faut pour éviter tout cela trouver le juste milieu, à savoir, garder le même nombre d’activité que d’habitude par semaine ou diminuer très légèrement, en revanche ces activités doivent être réduites en temps, ne pas dépasser 1h et surtout ne pas faire d’intensité.

L’alimentation

L’alimentation pendant la semaine qui précède la course est importante, il y a quelques principes à respecter. Cela dit, tout doit avoir été testé avant, pas de place pour la nouveauté, un changement de l’alimentation peut entrainer des dérèglements gastriques ou énergétiques qui peuvent nous gâcher la course. Tout d’abord les choses évidentes, plus d’alcool, pas de plat bien lourd et bien gras comme les pizzas, fast-food… La digestion est un processus qui demande beaucoup d’énergie au corps humain c’est pour cela qu’on a le fameux coup de barre après les repas, ce qui nous fait regretter les siestes que l’on faisait petit. Pour limiter cette demande d’énergie, quelques aliments sont à éviter comme la viande rouge, difficile à éliminer par exemple. il est bon également de prendre les fruits en dehors des repas, lors d’une collation par exemple, afin qu’ils soient assimilés à 100%. Apres avoir mangé pendant les trois premiers jours des repas Hypoglucidiques afin de renouveler les stocks et de refaire la flore intestinale il faut finir les trois derniers jours avec des repas riches en sucres lents afin de refaire le plein. Pour en finir sur l’alimentation des tas de programmes et de menus spécifiques existent et sont accessibles sur internet. Il faut à tout prix avoir testé celui que l’on fera sur des plus petites courses lors de la préparation car chaque personne, en fonction de ses habitudes alimentaires, réagira différemment.

Conclusion

IronmanPour finir, l’affûtage est une phase difficile nerveusement et physiologiquement. L’accumulation d’énergie et la baisse des dépenses physiques peuvent entrainer des troubles mineurs comme par exemple du mal à s’endormir le soir. Pas de panique, tout ça est normal, il est même possible que la veille de l’Ironman vous ne dormiez quasiment pas, cela n’aura aucun effet négatif sur la course, le jour J vous serez galvanisés par l’impatience qui vous trotte dans la tête depuis des mois et par l’ambiance sur la ligne de départ. Cette ambiance que seuls ceux qui ont déjà fait ce genre de course connaissent. Je souhaite une bonne course à mon pote Julien et vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour le récit complet de cet Ironman de Maastricht.

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