CR- La Monna Lisa 2016 – Festival des Templiers

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Les Templiers

Les Templiers n’étaient pas prévus à mon calendrier, en effet après le marathon des Écluses de Septembre je devais repartir sur des 10km histoire de me refaire une caisse.

Mais j’ai eu la chance de partir avec Polar à Millau pour le Festival des Templiers où je me suis inscrit au départ du Trail la Monna Lisa. Le Festival des Templiers c’est la Mecque du Trail Français, avec à peu près 12000 coureurs répartis sur la quinzaine de courses. Le trail des templiers permet à toute la famille d’accrocher un dossard. Les courses s’étalent du jeudi au samedi soir, pour finir par le grand raid des Templiers couru par un beau plateau de coureurs pro.

Revenons à ma course, la Monna Lisa, 27km 1200m de D+

Sur le papier c’est largement jouable. Un mois après avoir abandonné au marathon de Laval, 2 petits trails pour m’entrainer (la TVTC 12km et la RAIDS Dingues 16km) ça doit le faire… C’était sans compter sur une entorse survenue sur la RAID dingues…

Pas grave, on serrera  les dents dans les descentes… Et pour m’aider à tenir, je prendrai le départ avec une attelle Zamst Filmista… L’occasion est trop belle pour passer à côté…

Sur place dans la team Polar nous serons 5 coureurs à prendre le départ de la Monna Lisa et 5 sur le Marathon des Causes. Le départ prévu à 11H30 nous laisse le temps le matin de nous préparer tranquillement et surtout permet au mercure de grimper car il fait bien frais ce samedi matin.

Objectif du jour, aller le plus loin possible en fonction de ce que ma cheville me permettra, pas de pression, sauf dans le verre à l’arrivée 😉 et surtout profiter des paysages.

Après une petite photo de groupe, je me place en milieu de peloton, peloton chauffé à bloc par Dominique CHAUVELIER. Je retrouve Magalie une amie, avec qui j’avais prévu de partager la course.

L’apéro…

5, 4, 3, 2, 1 Go. Je pars cool pas question de me griller aujourd’hui, il y a quand même 27km, pas mal de D+ et on va chauffer la cheville tranquillement.
Le départ est donné sur route. Après 2km on attaque la 1ère côte. La première partie est  faite en courant. Puis vers le 4ème km le dénivelé s’accentue et la plus question de courir. C’est là que je perds Mag, je me retourne régulièrement pensant qu’elle me rejoindra quand elle le pourra. La vue est magnifique, j’en profite pour faire quelques photos. Le sommet est situé entre le 5ème et 6ème kilomètre.

Mais il ne faut pas croire qu’une fois sur le plateau c‘est forcément plat. On arrive entre les sapins, on alterne entre des pistes assez larges et des singles bien sympas, un peu moins pour ma cheville mais bon…
J’arrive tout de même à relancer la machine et par moment  sur le plat je suis surpris de voir 12km/h  d’affiché. Cela n’a pas duré longtemps mais ça fait du bien au moral.

L’heure de course me semble vite passée, mais je n’ai parcouru que 7 ou 8km… Je continue sur le plateau, Noé du team me rattrape et on arrive enfin au 1er ravito situé à la ferme des Privas au km 13,3. Sur ce ravito dit allégé, on trouve de l’eau et un peu à manger. Je m’arrête juste le temps de remplir mes deux flacks de 500ml. Ensuite, arrive la partie que je redoutais le plus, la 1ère descente vers le village de la Monna. La descente de l’enfer pour ma cheville, de par son côté technique, du nombre de pierres et de racines m’empêchant de pouvoir poser facilement le pied gauche.

L’entrée…

J’y concède pas mal de place ne voulant pas pourrir la course des autres, et ne voulant pas non plus me blesser, ni trop forcer sur la cheville (58 places). Je me suis arrêté plusieurs fois sur le côté pour laisser passer des wagons de coureurs, dont Noé…

Après avoir subi la descente, c’est parti pour une nouvelle ascension. Je suis à peu près à deux heures de course, et je me sens plutôt bien. Je commence à croire qu’il est probable que je puisse finir la course… Si la cheville continue de tenir avec l’attelle Zamst qui semble faire des merveilles.

L’ascension est bien abrupte et semble durer une éternité (vers le 17ème Km à peu près). On arrive sur un autre plateau, qui n’est lui non plus pas plat, mais plutôt un enchaînement de montagnes russes. Je rattrape Noé qui ne sait plus comment se mettre à cause de crampes. Après avoir lui avoir demandé si cela irait pour finir, j’ai repris mon chemin,  croise un Gribrouilleur Breton qui attend sa femme et puis arrive enfin à la Cade, le 2ème ravito situé au km 19. Je refais le plein en eau, prends un verre de coca, hésite entre un TUC et une tartine de Roquefort ;).  Me voilà reparti vers le causse Noir, les montagnes russes continuent. J’arrive enfin à l’antenne qui surplombe Millau la Pouncho d’ Agast, signe que la fin est proche, et qu’il me reste la descente finale, 4km à serrer les dents…

Le plat de résistance…

Et ce n’est pas peu dire, j’ai beau serrer les dents, la descente en plus d’être technique comme la première, est également glissante. Ce qui a pour effet de me brûler les quadri comme ce n’est pas permis. Je décide de marcher pour ne pas prendre de risque ( je perds 13 places),  cela  serait bête si proche du but. A la moitié de la descente, on traverse la grotte du Hibou. Encore 500m bien technique puis le profil se stabilise un peu, je me remets à courir quand le chemin n’est pas trop caillouteux évidemment.

les-templiers-015On quitte la forêt pour arriver dans les champs. Je commence à entendre Chauchau au micro. Les spectateurs m’annoncent 1,3km puis 1km, la fin est proche. Un temps de 4h est possible, je tente de courir jusqu’au bout. Une dernière petite descente en dévers, un petit lacet pour remonter vers la dernière ligne droite, et voilà enfin l’arche. La délivrance ;p

Le déssert…

Je suis finisher des Templiers, certe la Monna Lisa mais je suis finisher, j’ai du mal à réaliser. J’apprends que je suis le 1er arrivé de la Team. Juste énorme, moi qui la veille hésitait encore à prendre le départ.
J’ai adoré le parcours, j’en ai certes pris plein les jambes mais surtout plein les yeux.

J’ai pris un plaisir fou sur cette course que je faisais sans pression. Mon seul but, aujourd’hui était d’aller le plus loin possible. Le chrono était tellement secondaire que j’en ai oublié de couper ma Polar V800.
Je finis en 3H52 et suis classé 282ème sur 600.

Alors que j’essai de réaliser, je retrouve Mag qui a abandonné un peu avant le 1er ravito. Puis arrivent Noé et Clément. On refait la course et ce qui en ressort c’est le cadre qui est juste exceptionnel.

Encore merci à Polar pour ce week-end juste extra, des moments de partage et de fou rire. Je suis encore sur mon petit nuage. Merci à #LaMerePolar et à notre maman Pilote du week-end Pauline de l’agence BernasCom, qui a fait ses premiers kilomètres avec une boîte auto. ;p

 

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