Compte Rendu du Marathon de Paris 2016 de Fabien

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Courir un marathon est toujours un événement spécial, en particulier celui de Paris qui est une course exceptionnelle. La dernière fois que j’ai couru ce marathon c’était en 2006 pour accompagner mon frère et J’en garde des souvenirs très forts. L’idée cette année était de faire un gros travail de vitesse durant l’hiver toujours en ayant à l’ esprit les courses de l’été en montagne.

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La préparation.

marathonJe pense avoir franchi un cap cet hiver, plus de séances et des séances plus dures. Je n’ai pas trop mal réagi  à l’entraînement, enfin jusqu’au semi marathon de Rambouillet. Après ce dernier, j’ai un peu accusé le coup en terme de fatigue accumulée avec le travail, de gestion de l’alimentation et pour ne rien arranger j’ai été malade deux semaines avant… Super. En ayant couru le semi marathon de Rambouillet en 1h35, je pensais pouvoir me rapprocher des 3h30 sur le marathon de Paris. Mais les 2 semaines précédant le marathon je me suis vite rendu compte que ce serait vraiment très difficile, les données de ma Fénix 3 ne m’indiquaient rien de bon :-/ . Depuis le début de l’année j’ai parcouru 635km à pied et 417 à vélo, cela représente 72 séances, donc j’ai quand même décidé de tenter le sas 3h30…

Le salon du RunningExpo

marathonLe Marathon de Paris est un événement important dans la sphère running en France, c’est l’occasion d’aller faire un tour au salon RunningExpo porte de Versailles, où j’ai passé une grosse partie de la journée de vendredi. Le salon est immense, beaucoup de produits intéressants, de belles rencontres, comme Sébastien Chaigneau sur le stand Kinetic Compression. J’ai vraiment passé une super journée là-bas. Comme j’y suis allé assez tôt le vendredi, dès l’ouverture, j’ai récupéré mon dossard assez rapidement, il faut reconnaître que l’organisation du salon est au top.

La course

marathonJ’arrive avec mon pote Manu sur Paris aux alentours de 7h30, nous pouvons nous garer à cinq minutes à pied de l’arrivée, sur ce coup on a bien joué 🙂 . Nous avons même le temps d’aller boire un café avant de nous diriger sur la ligne de départ. A la base je m’étais inscrit pour partir dans le sas quatre heures, et le jour du salon j’ai changé de sas pour passer sur le sas 3h30. Mon départ est donc prévu à 9 heures. Vers 8h10 nous remontons vers l’Arc de Triomphe et vers 8h30 nous nous séparons pour regagner chacun notre sas. J’entre dans le sas 3h30, une personne vérifie seulement que nous avons bien un dossard. Le départ se fait quand même par vagues je pars environ à 9h10, et c’est parti!

Mon objectif est de suivre le meneur d’allure 3h30 le plus longtemps possible, je laisse un champ sur ma montre avec mon pourcentage de FC max, au début de la course pour être sûr de ne pas partir trop vite, je le laisse sur trois quatre kilomètres, puis je l’enlève en laissant juste un champ allure, un champ chrono et un champ distance pour être sûr de ne pas trop m’écouter à cause du cardio. Au km5, je prends un peu de gel que j’ai mis dans une petite flasque, et une bouteille d’eau au ravitaillement. À environ 10 km, je m’arrête faire une pause pipi, et je dois donc rejoindre mon meneur d’allure, je ne panique pas, je profite d’une descente pour revenir sur lui, mais lui il ne m’a pas attendu …! Tout le passage dans le bois de Vincennes se déroule bien, il y a vraiment beaucoup de monde sur la route, hé oui 47 000 personnes qui font un marathon ça prend de la place… Je passe au semi toujours derrière le meneur d’allure en 1h43, je me sens plutôt bien, ce qui ne me rassure pas non plus, car je sais que d’un kilomètre sur l’autre tout peu changer. Je reste donc vigilant à bien m’hydrater et à manger régulièrement.

Vers le kilomètre 22, je me retrouve enfermé avec plusieurs personnes qui ne sont pas dans l’allure du meneur, il me faut donc me faufiler pour pouvoir suivre. Le retour à Bastille se passe bien. Arrivé sur les voies sur berges, vers le km 25, il fait quand même assez chaud, et je commence à me méfier vraiment, mais malgré tout je me sens encore bien, enfin bon comme quelqu’un qui vient de courir 25 km à 12 km/h…

Au kilomètre 27, la route se rétrécit et je me retrouve encore enfermé, si bien enfermé que je commence à perdre de vue le meneur d’allure. Km 28, la partie est un peu « vallonnée » sur les quais, si bien que je perds complètement de vue  le meneur d’allure. Je décide donc de remettre mon écran sur ma montre avec le champ de ma FC max, là je vois que je suis à 87 %, ça commence à faire beaucoup sachant que le plus dur est à venir. Le moment où je ne ferai pas 3h30, le voici. Mon allure au kilomètre augmente, je me dis que je dois gérer ma fréquence cardiaque le mieux possible jusqu’à 35 km après on verra. J’essaie de rester régulier dans l’alimentation.

Au ravitaillement du kilomètres 30, je marche un peu le temps de prendre un gel, et c’est reparti. Je ne me sens pas trop mal entre le Km 30 et le Km 35, mais ça commence à pas mal tirer, j’essaie d’être régulier et de maintenir une allure inférieure à 5’30 au km. Km 35 une seconde pause pipi, je sais que si je maintiens cette allure je serai aux alentours de 3h40, ce qui me satisfait quand même donc je ne dois pas faiblir. C’est vrai que les sept derniers kilomètres sont durs, il ne passent vraiment pas vite, beaucoup de gens marchent, J’essaye de rester régulier en étant vigilant aux signes de crampes. Les km 41 et 42 sont durs et longs, mais le fantastique public sur le bord de la route aide bien à se remotiver. Je me permets d’accélérer un peu, mais évidement, à 300m de l’arrivée j’attrape une  crampe sur la cuisse droite, Durant quelques secondes je pense que ce serait vraiment dommage qu’une crampe m’empêche de terminer. Je m’arrête quelques secondes pour m’étirer, et je repars pour les derniers 200m mètres jusqu’à l’arrivée.

marathonAu Final le chrono est de 3h42, je termine 8295ème sur 41708 arrivants, et avec plusieurs records personnels à la clé : celui du marathon évidement et celui du 30km en 2h27 (ma référence est de 3h09 sur l’écotrail 30km en 2014 ) et 2ème meilleur chrono sur semi marathon, signe que je me suis bien entrainé cet hiver. Niveau matériel rien à dire si ce n’est que j’ai eu aucun problème avec les Hoka Vanquish 2, le short Décathlon est top aussi, sur ce côté là j’ai fait les bons choix.

Le bilan final est donc positif, peut être que 3 semaines avant, j’aurais pu me rapprocher de 3h30, mais nul ne le sait, j’ai beaucoup appris sur ce marathon, j’ai pris beaucoup de plaisir à traverser Paris, une ville où j’ai beaucoup de souvenirs, et que j’adore. Et vous ça a donné quoi votre chrono?

Vous pouvez retrouver ma course sur Strava ici me suivre aussi du coup et intégrer le club GeekAndRun 😉

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