CR Marathon des Ecluses 2016

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marathon-des-ecluses-000Après toutes mes blessures, j’avais décidé de revenir en course à pied avec un bel et gros objectif : faire mon 1er marathon…

J’ai pu reprendre la course à pied tranquillement vers la mi-juin, mais j’ai officiellement commencé la préparation le 12 juillet. 10 semaines de préparation, avec 4 sorties par semaine. Les séances s’enchainaient et je me sentais de mieux en mieux, que ce soit au niveau cardio, qu’au maintien de l’allure.(48 sorties / 470 km parcourus )

Le Marathon des Écluses, c’est un peu un retour aux sources, car je suis né à Mayenne, alors je me suis dit pourquoi pas, et avec 580 inscrits, ce ne sera pas la foule. Un parcours au profil descendant devrait faciliter les choses…

Pendant ma préparation, j’ai engrainé Marilyn et mon voisin Vincent. J’ai bien tenté de convaincre Bertrand, mais il a préféré ne pas venir invoquant divers motifs… Mon pote  Damien, venant en Mayenne chercher son RP,  était également de la partie.

La veille de la course Marilyn et Vincent m’ont rejoint chez mes grands-parents. Nous avons récupéré nos dossards à Laval au village course. Le village est tout petit, il y a 5 longues files d’attente pour le retrait des dossards du 10km, alors que nous marathoniens nous récupérerons les nôtres en 5 minutes. Ensuite nous faisons un petit tour pour repérer l’emplacement des navettes qui nous conduiront au départ demain matin. Nous en profitons pour faire un repérage du dernier kilomètre.

Une platée de pâtes bolognaises maison et nous voilà couchés bien tôt pour un samedi soir. Réveil à 6h du matin et à 7h on décolle vers le square de Boston à Laval pour prendre notre navette. Nous arrivons vers 8h à Mayenne, l’attente se fait dans une grande salle polyvalente, avec de vraies toilettes, ça n’a pas de prix 😉

marathon-des-ecluses-003On retrouve Damien et sa femme, puis nous nous  dirigeons tranquillement vers le départ.
Pas de stress pour ma 1ère expérience, je suis serein. Je connais l’objectif à tenir 5’19/km, on va être sérieux et serrer le frein à main autant que possible.

9H le départ sonne, on part tranquillement avec Vincent et Marilyn, rendez-vous dans 3H45…La pluie vient nous rafraîchir mais n’est pas gênante, la température aux alentours de 16-17°, c’est parfait à mon goût.

Le départ s’effectue dans la zone industrielle nord de Mayenne, Nous effectuons 2 boucles avant de venir au 6ème kilomètre plonger littéralement sur le chemin de halage qui longe la Mayenne. C’est également à partir de ce moment que la pluie s’est arrêtée.

Le Chemin de halage est agréable. A droite la Mayenne, à gauche des champs avec des vaches, de la forêt, bref on est à la campagne et le paysage défile au grès des méandres de la rivière.

Le 10km sera atteint en 52min 20. On est un poil en avance, la descente au 6ème km y est pour beaucoup. Les kilomètres défilent au fil de l’eau, le cardio est stable entre 170-180bpm, soit plus bas que lors des entraînements. Je me sens au top et invincible….

Les distances entre les ravitos varient entre 3,5km et 5km, les stands ont l’air bien fourni. Ils en ont l’air, mais je ne m’y arrête pas car je n’arrive pas à boire au gobelet et parce que je m’hydrate habituellement tous les 2-3km. J’ai mon sac de Trail, avec mes deux flasks et mes gels. Pour les gels, ma stratégie en place était de les prendre au 9ème, 18ème, 27ème et 36ème. Marilyn quant à elle s’arrête au stand, et nous rejoint progressivement par la suite.

On continue notre progression, je me sens toujours aussi bien, boosté par le fait que je vois ma femme au semi. Niveau rythme, nous restons constants, avec Vincent nous passerons le semi en 1h49’59. Marilyn accuse le coup de devoir revenir sur nous après les ravitos.

Vers le 24ème, alors qu’elle  n’est plus avec nous, je commence à ressentir mes premiers signes de fatigue au niveau des quadris. Je m’hydrate un peu plus que je ne le fais déjà. Je préfère lever le pied. Comme nous avions de l’avance ce n’est pas grave 😉 Vincent prend doucement le large. Au 26ème km, je retrouve mes grands-parents sur le bord de la route, la forme n’est plus au rendez-vous.

Vers le 27ème  je ne vois plus Vincent devant. Je fais un arrêt pipi en me disant que je pourrais retrouver un peu de jambes et surtout ne plus penser aux douleurs. La reprise est douloureuse. Je commence à sentir de petites décharges électriques dans les cuisses, s’en suis une descente aux enfers, j’essaie de tenir jusqu’au 30ème sans marcher, mais les douleurs se font de plus en plus fortes. J’appelle ma femme qui je le sais peut me rebooster, mais même ça ne fonctionne pas.

Bon il me reste 3 bornes avant d’arriver sur son point. 3 bornes qui m’ont paru une éternité. J’aurais voulu avoir ma combi de Tri pour me jeter dans la Mayenne, j’aurais pu avancer plus vite qu’en marchant…Marilyn me rattrape, m’encourage, fait quelques mètres avec moi, mais les douleurs sont trop intenses pour continuer à courir, et je la laisse partir.

Elle m’’attend avec ma femme pour voir si je peux ou pas continuer. Elle tente de m’emmener au bout, mais vu les douleurs, c’est déçu, que je jette l’éponge au 33ème …

marathonOn file alors à l’arrivée, encourager Damien et Vincent. Comme nous y arrivons, je reçois un message de la femme de Damien. Le bougre il a explosé sont RP, il finit en 3H27. Il ne reste plus qu’à attendre Vincent, qui lui finira en 4H20.

Aujourd’hui, je me suis pris le mur de plein fouet, je suis déçu car la préparation s’étaient super bien passée. La prochaine préparation sera plus solide, avec un travail à allure AS42 plus long lors des sorties longues. Plus de renforcement musculaire, pour venir blinder mes cuisses. Maintenant il est l’heure de penser au prochain objectif, et de tirer les conclusions de mon échec. Et comme on dit c’est de ses erreurs qu’on apprend. Aujourd’hui j’ai appris…

4 commentaires

  1. Content de t’avoir revu ma poule, mais déçu pour toi en effet le mur t’aura eu cette fois ci. Peut-être parti un peu trop vite à mon avis et la surface aussi ce n’est pas de la route c’est moins dynamique tout de même.

    En tout cas remet toi bien et reviens nous en forme pour le prochain

  2. Gwen (1 commentaires) le

    Ahlala c’est pour ça que j’aime autant le marathon, malgré une prépa bien menée, on ne sait malheureusement jamais comment ça se passera le jour J……
    Ca m’attriste pour toi tout de même. J’espère que tu n’as plus de douleur.
    Récupère bien et en route pour de nouvelles aventures!!!!!

  3. Ca ne ressemble pas trop au mur. C’est pas la sensation d’être à plat, non ? on dirait que tu avais l’énergie, mais pas les jambes. Les quadris dans le dur au 24ème, vu ton entraînement, ça me semble bizarre. C’est lié à autre chose je pense. T’as du faire des sorties de 20-25km de mémoire, et t’avais pas les jambes explosées non ? Je chercherais un peu ailleurs si j’étais toi. Hydratation, bouffe, stress du moment… Ne néglige aucune piste. Je peux me tromper bien sûr, mais pour un mec bien entraîné comme toi (t’avais carburé au tri, et tu as fait une prépa sérieuse), ça serait plus logique que ça apparaisse au 35ème.

  4. C’est con, tu étais bien entraîné ! Après une bonne période de repos, tu pourras repartir de plus belle ! Nous ne sommes jamais à l’abri d’une défaillance et malheureusement l’abandon fait partie du jeu. Cependant en identifiant les causes de celui ci tu pourras réaliser les ajustements nécessaires. Pas de doute tu seras bientôt marathonien !

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